Optimiste pour le monde, inquiet pour l’Europe, pessimiste pour la France

Organisation Mondiale de la SantéLe mouvement des gilets jaunes, le Brexit  et les élections européennes conduisent chacun à s’interroger sur l’avenir de l’Union Européenne et de notre pays, et le diagnostic est loin d’être rassurant. Mieux vaut alors se tourner aussi vers la situation mondiale, telle qu’elle apparaît à partir de l’évolution de mon indice du bonheur mondial. La conclusion est alors claire : on peut être optimiste pour le monde, mais inquiet pour l’Union Européenne et pessimiste pour la France.

 

- Optimiste pour le monde

  Cela surprendra tous ceux qui se fient aux informations diffusées quotidiennement par les médias et, plus encore par les réseaux sociaux. Ce qui les intéresse, c’est une catastrophe et un scandale tous les quarts d’heure, et n’importe qui désormais peut y raconter n’importe quoi. Nous préférons nous fier aux réalités qui apparaissent à travers l’évolution d’année en année, et non pas de jour en jour ni d’heure en heure. C’est ce que fait l’indice du bonheur mondial, dont les conclusions, depuis maintenant près de 20 ans, ne se sont jamais démenties : le monde va mieux, puisque l’indice s’est amélioré de 25 % depuis l’an 2000 et que les 6 mauvaises nouvelles sont loin de compenser les 20 bonnes nouvelles que révèlent les chiffres. La liste de ces 6 mauvaises nouvelles (climat, migrations, liberté de la presse etc ...)  et de ces 20 bonnes nouvelles (diminution très importante du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, moins de suicides et de morts violentes etc...) figure à la page 60 de « bonheur mondial, édition 2019 », disponible sur mon site  Internet Globeco.

 

- Inquiet pour l’Union Européenne

  Les prochaines élections européennes, auxquelles les Britanniques auront peut-être l’impudence de participer, se traduiront vraisemblablement par une nouvelle poussée des anti-Européens. Il faut louer le courage de notre Président, qui est presque le seul à continuer à y croire, puisque Madame Merkel est désormais en bout de course. La raison de cette évolution défavorable est facile à trouver : la moitié des Européens, de plus en plus nombreux,  trouve qu’il y a trop d’Europe, et l’autre moitié, de moins en moins fournie,  trouve qu’il n’y en a pas assez. L’absence de diagnostic commun empêche toute thérapie sérieuse, obligeant les gouvernants à naviguer au jour le jour, sans projet à moyen-long terme capable de fédérer  et de revigorer une majorité d’Européens. Résultat : le scepticisme et l’inquiétude ne cessent de gagner du terrain.

 

- Pessimiste pour la France

  Notre pays est coutumier des révoltes et des manifestations plus ou moins rationnelles. Parti d’un constat tout à fait exact (le prix élevé des carburants, du fait de l’augmentation beaucoup trop rapide de la taxe carbone : merci les écologistes ...), et donc d’un mécontentement tout à fait compréhensible, le mouvement des gilets jaunes a ensuite dégénéré, et la parole de leurs « responsables » s’est alors complaisamment répandue.  Le moins qu’on puisse en dire est qu’ils n’ont ébloui personne, ni par leur intelligence, ni par leur compétence, ni par leur sens des responsabilités, ce qui ne les empêche pas de penser qu’ils sont capables de gouverner notre pays. Sans doute ne suis-je pas le seul à avoir été surpris par la profondeur de la colère de ces compatriotes qu’aucune mesure ne pourra jamais satisfaire puisqu’ils semblent penser qu’il suffirait de « virer » l’actuel président pour que tout s’arrange ... Notre pays sera-t-il capable de donner une réponse satisfaisante à la fois à ceux qui veulent aller de l’avant et à ceux qui souhaitent avant tout bénéficier de ce que les Chinois appelaient « la grande marmite », avant que Deng Xiao Ping ne leur explique qu’il fallait d’abord la remplir pour qu’on puisse s’y approvisionner ? Rappelons que notre pays est celui où la dépense publique et sociale est la lus élevée du monde (57 % du PIB) ; les Français qui  travaillent pour remplir « la grande marmite » ne risquent-ils pas de se décourager ?

 

Pierre le Roy, mai 2019

 Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

La famine vaincue ?

La famine vaincue ? Avec la maladie et la guerre, la famine, qu’il ne faut pas confondre avec la faim, est un des grands malheurs qui frappe le monde depuis toujours, au point que l’Apocalypse en a fait son troisième cavalier. Pourtant, il y a 10 000 ans, les paysans du monde ont commencé à développer l’agriculture et l’élevage, mais, tels Sisyphe, ils ont constamment échoué : partout, la famine a toujours gagné, aidée parfois, dans un passé récent, par des politiques agricoles hostiles aux paysans.

Lire la suite : La famine vaincue ?

Bonheur Mondial - édition 2019 - Résumé

trondheim-2218116 1920Résumé IBM 2019

1 – L’indice du bonheur mondial (IBM) : 25 % de mieux depuis l’an 2000.    

2 – Le classement par pays : la France recule encore ! 


 

1 – L’indice du bonheur mondial (IBM)

 25 % de mieux depuis l’an 2000 : c’est la progression de l’indice du bonheur mondial, dont l’édition 2019 vient de paraître. Voilà qui étonnera les médias qui ont besoin pour survivre d’une catastrophe et d’un scandale tous les quarts d’heure. La vérité des chiffres, c’est que les bonnes nouvelles sont bien plus nombreuses que les mauvaises. Sur 40 indicateurs, 14 sont stables, 6 sont mauvais et 20 sont bons. Les 6 mauvaises nouvelles : le taux de C0 2 dans l’atmosphère, la diminution des surfaces forestières, le nombre des personnes déplacées, le recul de la liberté de la presse, l’augmentation du nombre de casques bleus et l’augmentation du nombre d’exécutions capitales.

Lire la suite : Bonheur Mondial - édition 2019 - Résumé

La France, cinquième puissance du monde ?

Organisation Mondiale de la Santé

On entend et on lit encore fréquemment que la France est la cinquième puissance économique du monde. Les chiffres suivants montrent hélas que ce n’est plus le cas ! Le premier tableau exprime les PIB globaux des différents pays en dollars courants. Cela signifie que la conversion en dollars des PIB nationaux exprimés en monnaie locale (par exemple l’Euro pour la France) se fait en calculant la valeur moyenne de la monnaie concernée, observée sur le marché des changes, par rapport au dollar durant l’année concernée. Cette méthode a un inconvénient : la valeur de chaque monnaie sur le marché des changes dépend beaucoup plus de la spéculation sur les monnaies que de l’offre et de la demande de devises nécessaires au financement des importations et des exportations de biens et de services. D’où une seconde méthode que nous expliquons plus loin.

Lire la suite : La France, cinquième puissance du monde ?